Samedi 17

Après une nuit bien méritée et un bon petit déjeuner, nous évaluons la première semaine passée ensemble. Le voyage répond à nos attentes, sans aucun doute ! Chacun a trouvé sa place dans le groupe et nos caractères différents se complètent harmonieusement.

Osvaldo nous emmène ensuite dans un grand centre commercial comparable à ceux que l’on trouve chez nous : ses deux filles tiennent une échoppe pour y vendre du miel et des produits dérivés. Le design des étiquettes et la présentation générale sont très « pro », cette initiative en est encore à ses débuts mais elle a le mérite de montrer qu’il est possible de vendre le miel bolivien comme un beau produit, dans un contexte tout à fait commercial.

Les deux voitures ont été nettoyées et sont à présent pimpantes, Osvaldo et Nilo vont les rendre à l’agence de location tandis que nous prenons le taxi vers la Casa del Camba, un restaurant typique de Santa-Cruz où nous mangeons de délicieuses viandes grillées. Camba était autrefois un terme péjoratif désignant le « peón », le journalier agricole taillable et corvéable à merci… Aujourd’hui, ce terme est devenu une marque d’identité de tout Cruceño, qu’il habite à la ville ou à la campagne. Osvaldo y retrouve l’atmosphère de la Santa-Cruz de son enfance, une époque où la ville était encore toute proche de la nature…

Il ne nous reste plus qu’à boucler les bagages, nous y glissons les documents sur l’apiculture édités par Adapicruz qu’Osvaldo nous remet. Les adieux sont émouvants, nous avons lié de véritables liens d’amitié avec Osvaldo et Nilo.

Le trajet vers l’aéroport est plutôt chaotique. Benoît, parti seul dans le troisième taxi, arrive le premier et, après un bon quart d’heure d’attente, commence à s’inquiéter : ici aussi, des foyers d’incendie bordent la voie d’accès à l’aéroport et, depuis celui-ci, les flammes sont visibles, y compris à proximité des citernes de kérosène… ! Les deux autres taxis arrivent enfin, l’accès à l’aéroport leur a été tout d’abord interdit et c’est après trois itinéraires différents qu’ils sont arrivés, juste à temps pour prendre l’avion.

Arrivée en grande pompe à Tarija, tout au sud de la Bolivie . nous savions que nous serions reçus par le maire de cette ville, jumelée avec Brasschaat, près d’Anvers, et fort impliquée dans l’appui aux apiculteurs de la région, mais nous ne nous attendions pas à un tel accueil, dans un restaurant prestigieux, où un festin de rois nous est servi… Nous partageons ce repas avec l’adjoint du maire et plusieurs de ses collaborateurs, ainsi qu’un coopérant espagnol, d’Extrémadure, José, en mission pour un mois de formation des apiculteurs de la région : il nous accompagnera dans nos visites. Voilà une journée très gastronomique !